Rôle de la presse dans l’avènement de la démocratie
dimanche 30 mars 2008 par Fété Bertin Dakouo
En effet, le premier journal privé voit le jour dans de conditions menaçantes et non sécuritaires le 19 Mars 1989. Il s’agit des Echos suivit de l’Aurore en 1990. S’inspirant de cette expérience, l’Alliance pour la Démocratie au Mali voit le jour qui deviendra plus tard l’ADEMA PASJ, puis le CENID et l’AEEM. »
Aussi, alors que la seule Radio Mali était incapable d’exprimer les souffrances et aspirations des populations, la première radio libre « Bamakan » voit le jour. Soutenant que la presse est le miroir de la société, il relève le rôle primordial des hommes de média dans l’affaire du nord Mali notamment en risquant leur peau et famille pour dire tout haut ce qu’on ne peut que penser tout bas. En vulgarisant avec tous les dangers, le pacte du nord.
Le Mali démocratique a connut deux étapes. La première de 1992 à 2002, estime M. Maiga, était politiquement divisée en deux clans : le parti majoritaire et l’opposition. La presse a été incontournable par ses reportages, interviews, enquêtes et analyses. Cette époque est marquée par le respect de la liberté de presse et l’octroie de l’aide spéciale d’une valeur de 200 000 000 F CFA.
La seconde période de 2002 à nos jours est politiquement inondée par les consensus. On note cependant, l’esquisse des responsables politique, le bafouement de la liberté de la presse. Pour palier à ces insuffisances, M. Maiga réclame l’alourdissement de l’aide à la presse, l’ouverture de l’espace visuelle.
Le second conférencier, Maitre Mamadou Ismaël Konaté, s’est concentré sur le rôle de la presse dans l’encrage de la démocratie au Mali, un rôle qui va de pire en pire. Cette fonction est en perte de crédibilité à cause du manque de la fiabilité des informations, du manque de moyen des rédactions, du non qualification du personnel et du manque d’informations.
Les conséquences sont amères : la prison ou des problèmes sociaux, or, estime-t-il, un journaliste a sa place partout sauf en prison et doit apparaitre partout sauf à la barre.
Le ministère de la communication représenté par le ministre Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, pour souscrire à cette carence de d’éthique et de déontologie, a annoncé l’ouverture dès l’année prochaine d’une école de formation en journalisme au Mali et un Institut pour le renforcement des capacités des journalistes.



