‘’La faiblesse de mon budget ne constitue pas un obstacle, c’est un constat et j’en prend acte’’, a fait valoir vendredi le ministre de la Compétitivité et de la Bonne gouvernance, en réponse aux inquiétudes de certains députés.
Arrêté pour à 633.655 millions de francs CFA, le budget du ministère de la Compétitivité et de la Bonne gouvernance est en baisse de 6,66 pour cent en valeur relative par rapport à l’exercice en cours (678, 17 millions de francs CFA).
Le député Ndéye Fatou Touré, seul parlementaire à n’avoir pas voté ce budget, avait jugé la tâche de ce ministère ‘’trop sérieuse’’ pour qu’on le dote de ‘’si peu de moyens’’.
Dans la même dynamique, Sada Ndiaye avait exprimé ses craintes que la mission assignée à ce département ne reste un ‘’vœu pieux’’ avec cette somme, s’il n’avait pas d’autres ressources.
Mme Diagne, qui a résumé son impression par les mots ‘’satisfaction et responsabilité’’, a promis mettre à profit sa ‘’sensibilité de femme’’ pour s’acquitter de la mission qui lui a été confiée.
Elle a noté que des partenaires ont déjà donné leur accord pour soutenir son ministère.
‘’Je ne m’émeus pas de la faiblesse de votre budget’’, a pour sa part dit le député Seydou Diouf, qui a justifié la création de ce ministère par la volonté du président de ‘’donner un signal fort’’ en matière de bonne gouvernance.
D’ailleurs, a-t-il dit, le ‘’volet opérationnel’’ de ce ministère transversal se situe dans d’autres départements, a-t-il fait observer.
Pour ce qui est du manque d’énergie que des députés ont souligné comme frein à la compétitivité, Mme Diagne a indiqué que le problème est vécu ‘’au plan international’’.
‘’Quand on parle de compétitivité, on parle d’entreprise, de facteur de production, du coût de l’énergie‘’, a-t-elle souligné non sans avertir que ‘’la compétition est ardue, et il faut se battre pour survivre’’.
Toutes choses qui font, a-t-elle dit, qu’ ‘’il faut aller vers une démarche de rupture (...) faire de petits pas pour des économies d’énergie’’.
Pour ce faire, tous les citoyens ont une ‘’part de responsabilité’’, a-t-elle soutenu, tout en suggérant des esquisses de solutions comme le déplacement des heures de pointe de consommation tel que pratiqué aux Etats-Unis, notamment en allant ‘’très tôt au travail’’.
Elle a aussi évoqué les ‘’gestes simples’’ qui consistent à éteindre sa lampe, son ordinateur en quittant son bureau, autant d’attitudes qui peuvent, à son avis, avoir leur importance.
En outre, la Bonne gouvernance appelle également une ‘’volonté de tous les citoyens’’. A propos de la corruption qualifiée de ‘’phénomène mondial’’, elle a estimé qu’il faudrait ‘’agir en amont pour limiter la tentation’’, mais également ‘’diminuer les pouvoirs entre les mains de certains acteurs’’.
APS
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