Soumaila Cissé pris entre deux feux
mercredi 30 avril 2008 par Abdoulaye Diakité
Il faut dire l’URD est le parti qui a le vent en poupe. Après avoir conquis le terrain, il est aujourd’hui présent partout sur tout le territoire et savoure sa victoire l’un des rares partis à avoir accédé à l’aide aux partis politiques cette année.
Le parti est parvenu à surmonter une première épreuve lors des législatives dernières quand les partisans du président Younoussi Touré et ceux du 2ème vice-président, Oumar Ibrahim Touré, se sont tiraillés lors de la constitution des listes. Les deux hommes ont été au centre d’une deuxième épreuve quand Le 2e vice-président Oumar Ibrahim Touré, a annoncé sa candidature pour la présidence du parti pour « redynamiser le parti ».
Il a fallu l’arbitrage de Soumaïla Cissé pour désamorcer la crise, disons pour la différer car selon de sources concordantes, le ministre de la Santé n’a pas renoncé à ses ambitions surtout que ce dernier bénéficierait du soutien d’une très grande majorité de militants qui fustigent surtout le manque de charisme et de présence sur le terrain et auprès des militants du président actuel Younoussi Touré.
La confrontation entre les deux hommes annoncée pour ce week-end est une véritable épreuve pour l’ancien ministre et actuel président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé. Même celui-ci semblerait favorable au statu quo pour éviter à sa formation, une cassure, il lui est interdit d’étouffer les élans démocratiques dans son parti. Lesquels exigent aujourd’hui qu’on aille au vote pour départager les deux hommes qui ont tous les deux des arguments pour prétendre à la présidence de l’URD. Par le passé, lui-même s’était posé en défenseur de l’expression démocratique dans les partis en combattant vigoureusement l’idée d’une candidature naturelle à l’Adema pour la présidentielle de 2002. Et il avait eu gain de cause puisqu’il avait été choisi candidat de ce parti à l’issue d’une convention d’investiture qui l’a vu battre son ancien camarade, Soumeylou Boubèye Maïga même s’il avait été poignardé par ce dernier et ses proches au profit du candidat Amadou Toumani Touré. Au risque de se voir rappeler ce passé douloureux, Soumaïla Cissé a intérêt à laisser le jeu démocratique se jouer.
En attendant le jour « j », de bonnes volontés ont tout de même engagé quelques jours des pourparlers pour trouver un terrain d’attente entre le camp de Younoussi Touré et celui de son 2ème vice-président, Oumar Ibrahim Touré.


