Un anniversaire sur fond d’actionnement de l’arsenal électoral
lundi 30 juin 2008 par Abdoulaye Diakité
C’est aux environs de 16 heures que la salle de conférences de Mali-Enjeu était remplie de monde constitué de responsables de la section, issus des différentes sous-sections des différents quartiers de la Commune I. Une délégation conduite par le président de la commission d’arbitrage et de conciliation, Armand Moncourt, était venue prendre part aux assises locales au nom du Bureau national. La présence d’autres invités de marque pour la sympathie qu’ils accordent à cette section, a été signalée dans la salle atteinte de ferveur militante en cette soirée arrosée par une pluie salvatrice.
L’ordre du jour, comme tous les militants le savaient déjà, c’était de faire des échanges constructifs autour des défis qui se posent à la section et dégager des stratégies en vue de mieux aborder les échéances communales de 2009, le tout dans une ambiance prémonitoire des festivités du cinquième anniversaire du parti, dont la devise est : Unité-justice-travail.
Comment faire pour que l’URD devienne la première force politique de la Commune I, telle était donc la matière à disséquer pour le secrétaire général, Abdoul Aziz Dicko et non moins secrétaire chargé des questions économiques et des secteurs privés du BN, et ses camarades. Après la mise en place des invités, leur présentation de même que les délégués, les assises ont été ouvertes avec l’hymne du parti.
S’en est suivi le mot de bienvenue du secrétaire général de la section. Le banquier qu’il est, puisque DGA de la BCS, fera savoir que contrairement aux autres années où l’anniversaire se fêtait dans un folklore, la section a décidé de particulariser celui de cette année en le transformant en une séance de creusement des méninges autour des nombreux défis qui se posent. Le principal défi étant de conquérir le trône communal l’année prochaine, il s’agit d’examiner le parcours pour soigner les faiblesses et bonifier les acquis. Parmi les faiblesses du parti dans cette commune, la non-maîtrise de la charte du parti par certains militants, le non-respect des engagements pris, et l’ignorance du jeu électoral. C’est ainsi que pour guérir la plaie de la non-maîtrise de la charte, elle a été lue et expliquée à l’intension des nombreux invités dans la salle, lesquels se chargeront de relayer l’information dans leurs bases respectives. Par rapport aux engagements pris, le secrétaire général explique que cela relève d’un devoir de conscience pour tout militant qui décide d’épouser les idéaux d’un parti. « Lorsqu’on est militant, c’est pour consentir des sacrifices afin que l’étendard de ce parti puisse être porté très haut, mais on ne vient pas militer dans une formation politique en étant un faire-valoir », martèle M. Dicko. D’une faiblesse à l’autre, M. Dicko s’est montré préoccupé par rapport à l’ignorance du jeu électoral par certains de ses responsables communaux. Son argument se fonde sur le fait que la Commune I compte 150 comités, ajoutés à ceux-ci les mouvements des femmes et des jeunes, cela donne un total de 4000 responsables. Rien que par le vote de ces 4000 responsables, l’URD pouvait se tailler la première place lors des communales passées, car, dit-il, cette première place est revenue à un parti qui n’avait enregistré que 3000 votants.
Alors problème ! Qu’est-ce qui peut être à l’origine d’un tel scénario ?
Le secrétaire général le situe au niveau de l’enregistrement de ses militants sur la liste électoral. Ils sont nombreux, avance-t-il, les militants URD de la Commune I qui n’ont pas leurs noms sur le fichier électoral, et de ce fait, ne sont pas habilités à voter. C’est pourquoi Abdoul Aziz Dicko se montre insatisfait de cette attitude militantisme qui consiste à se réclamer d’un parti que par le nom. Il dit ne pas comprendre qu’on se puisse se réclamer de l’URD, de surcroît un responsable, quand on n’a même pas pu faire l’effort de se faire enregistrer sur la liste électorale. C’est pourquoi, il a exhorté ses camarades à vite rétablir cette situation.
Les différents intervenants au cours de cette séance de réflexion ont reconnu que le pari mérite d’être la première force politique dans cette commune largement à leur portée, c’est pourquoi le représentant du BN les a exhortés à aller maintenant au charbon.


