Un autre exemple de l’impuissance des évolutionnistes : le scénario du "monde de l’ARN"
dimanche 23 mars 2008 par Nabé Ibrahim
Cependant, il a été découvert que l’hypothèse d’une atmosphère à base de méthane et d’ammoniac ne repose sur aucun fondement solide et, de plus, est contredite.
L’atmosphère primitive contenait en effet une grande quantité d’oxygène qui détruit les molécules organiques lorsqu’elles se forment. Ce fut un sérieux coup porté à la théorie de l’évolution moléculaire. Les évolutionnistes devaient alors faire face à l’échec des "expériences sur une atmosphère primitive" menées par Stanley Miller, Sidney Fox, Cyril Ponnamperuma et d’autres.
C’est la raison pour laquelle les évolutionnistes ont émis de nouvelles théories dans les années 1980. Celle du "monde de l’ARN" fut avancée. Ce scénario proposait que les molécules d’ARN, et non les protéines elles-mêmes, qui contenaient l’information des protéines ont été formées en premier. Selon ce scénario proposé par le chimiste d’Harvard Walter Gilbert en 1986, voilà des milliards d’années de cela, une molécule d’ARN capable de se reproduire elle-même, s’est formée d’une certaine manière par accident. Cette molécule d’ARN a alors commencé à produire des protéines, ayant été activée par des influences extérieures. Il est ensuite devenu nécessaire d’emmagasiner cette information dans une seconde molécule, et d’une certaine manière la molécule d’ADN est apparue pour tenir ce rôle.
Constitué d’une chaîne d’impossibilités à chaque étape, ce scénario à peine crédible, très loin d’expliquer l’origine de la vie, a tout simplement amplifié le problème et suscité des questions sans réponses : Puisqu’il est impossible d’expliquer la formation par coïncidence, ne serait-ce que d’un seul des nucléotides constituant l’ARN, comment serait-il possible que ces nucléotides imaginaires aient pu former un ARN en s’assemblant selon une séquence particulière ?
L’évolutionniste John Horgan admet l’impossibilité de cette formation de l’ARN due au hasard : Au fur et à mesure que les chercheurs examinent avec attention le concept du monde de l’ARN, de plus en plus de problèmes surgissent. Comment l’ARN est-il apparu à l’origine ? L’ARN et ses composants sont difficiles à synthétiser en laboratoire dans les meilleures conditions possibles, de trop bonnes conditions par rapport à la réalité. A supposer qu’il se soit formé par hasard, comment cet ARN constitué uniquement d’une chaîne de nucléotides a-t-il "décidé" de s’auto-reproduire et par quel mécanisme a-t-il pu mener ce processus de réplication ? Où a-t-il pu trouver les nucléotides qu’il a utilisés lors de son auto-reproduction ? Même les microbiologistes évolutionnistes Gérald Joyce et Leslie Orgel dépeignent cette situation désespérée dans leur livre intitulé In the RNA World (Dans le monde de l’ARN) : Cette discussion a, dans un sens, mis en évidence un épouvantail : le mythe d’une molécule d’ARN auto-reproductive qui émerge telle quelle d’une soupe de polynucléotides aléatoires. Cette notion n’est pas seulement irréaliste à la lumière de notre compréhension actuelle de la chimie prébiotique, mais est aussi une atteinte à la crédulité du plus optimiste des avis sur le potentiel catalytique de l’ARN.
Même si nous supposons qu’il existait un ARN auto-reproductif dans le monde primordial, que tous les acides aminés, en tous genres, utilisables par l’ARN étaient disponibles et que toutes ces impossibilités se sont, d’une certaine manière, produites, la situation n’est toujours pas favorable à la formation de la moindre protéine. En effet, l’ARN ne contient que l’information concernant la structure des protéines. D’un autre côté, les acides aminés sont de la matière première. Cependant, il n’existe aucun mécanisme de production de protéines. Considérer que l’existence de l’ARN est suffisante pour produire des protéines est aussi absurde que de s’attendre à ce qu’une voiture s’assemble par elle-même simplement en jetant un plan de montage sur une pile de pièces détachées.
Un plan ne peut produire une voiture sans une usine et des ouvriers pour assembler les différentes pièces uniquement selon les instructions contenues ; de la même manière, le plan contenu dans l’ARN ne peut produire des protéines sans la coopération d’autres composants cellulaires qui suivent les instructions de l’ARN.
Les protéines sont produites dans l’usine du ribosome avec l’aide de nombreuses enzymes, et sont le résultat de processus cellulaires extrêmement compliqués. Le ribosome est un organite cellulaire complexe formé de protéines. Cela conduit donc à une nouvelle supposition déraisonnable : les ribosomes, eux aussi, ont dû apparaître par hasard au même moment. Même le Prix Nobel Jacques Monod, l’un des plus fanatiques défenseurs de l’évolution, explique que la synthèse protéique ne peut en aucun cas être considérée comme ne dépendant que de l’information contenue dans les acides nucléiques : Le code est dénué de sens, à moins qu’il ne soit traduit. Les machines de traduction de la cellule modernes se composent d’au moins 50 macromolécules, qui sont elles-mêmes codées dans l’ADN : le code ne peut être traduit autrement que par des produits résultant eux-mêmes de cette traduction. C’est l’expression moderne de omne vivum ex ovo [toute la vie vient des œufs, ou de façon idiomatique, "qui est apparu en premier, la poule ou l’œuf ?".
Quand et comment ce cercle s’est-il refermé ? Il est extrêmement difficile de le savoir. Comment une chaîne d’ARN dans le monde primordial a-t-elle pu prendre une telle décision, et quelles méthodes a-t-elle pu employer pour rendre possible la production de protéines en réalisant le travail de 50 macromolécules à elle toute seule ?
Les évolutionnistes n’ont pas de réponses à ces questions.
Le Dr. Leslie Orgel, un des associés de Stanley Miller et Francis Crick à l’Université de Californie à San Diego, utilise le terme de "scénario" pour évoquer la possibilité "de l’apparition de la vie à travers le monde de l’ARN". Orgel décrit les types de caractéristiques que l’ARN aurait dû posséder et l’impossibilité de leur émergence dans son article "L’origine de la vie", publié dans la revue American Scientist d’octobre 1994 : Ce scénario aurait pu se produire, nous l’avions signalé, si l’ARN prébiotique possédait deux propriétés non évidentes aujourd’hui : une capacité à la réplication sans l’aide de protéines et une aptitude à catalyser chaque étape de la synthèse protéique.
Il devient évident maintenant que s’attendre à ce que ces deux processus complexes et essentiels viennent d’une molécule comme l’ARN n’est possible que du point de vue des évolutionnistes qui doivent faire appel à toute leur imagination. Des faits scientifiques concrets, d’un autre côté, rendent explicite que l’hypothèse du "monde de l’ARN", qui est un nouveau modèle proposé pour faire admettre le hasard de la formation de la vie, n’est qu’une fable tout aussi inconcevable.
Nabé Ibrahim
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