Un avant-goût du forum national sur l’éducation
mercredi 15 octobre 2008 par Abdoulaye Diakité
La rencontre a regroupé d’éminentes personnalités et des chercheurs du secteur de l’éducation de notre pays. On notait la présence des anciens Ministres de l’éducation nationale. Cette deuxième journée intervient après celle tenue lors de la cinquième édition du symposium malien sur les sciences appliquées du 3 au 8 Août dernier dans notre capitale.
Une rencontre qui a été mise à profit en présence des experts maliens de l’intérieur et de la diaspora ainsi que d’autres experts africains, européens et nord-américains pour organiser, le 5 août 2008, une première Journée de Réflexions sur l’Enseignement Supérieur au Mali. Ainsi, dans le cadre de la préparation de JORES I, le Comité d’organisation et de suivi a contacté les facultés de l’université de Bamako, des grandes écoles et des institutions de recherche, des syndicats et des associations pour engager, de la base vers le sommet, des rencontres participatives dans les sections pour faire des synthèses au niveau des départements ainsi que la synthèse globale au niveau de chaque faculté ou grande école.
A travers des entretiens, chaque groupe a produit un document sur le bilan de l’existant une analyse de la situation et l’identification des problèmes et des propositions concrètes de solutions. C’est en quelque sorte pour discuter des synthèses que les organisateurs viennent d’initier cette deuxième journée. La rencontre était présidée par le Ministre des Enseignement Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr. Amadou Touré. Le président par intérim de la commission Enseignement Supérieur et Recherche du Forum, Modibo Haïdara, a laissé entendre que cette journée offre l’occasion aux acteurs d’enrichir le document produit lors de la première rencontre et de procéder à sa validation.
Il a précisé qu’il vient de boucler avec les écoutes, les ateliers thématiques et les concertations régionales dont une synthèse a été faite. Pour sa part , Sakilou Sanogo, a confié que ce forum doit permettre de dégager un consensus national que le Mali veut instaurer autour de l’école, pour que l’enseignement débouche sur l’emploi et prenne en compte les conditions de vie des enseignants et des élèves et étudiants. Il a rappelé que les ateliers thématiques, au nombre d’une vingtaine, ont regroupé plus de 170 participants et les concertations régionales plus de 450 participants.
Le ministre Touré, a déclaré que son département encourage ces genres d’initiatives. « Le Mali a un grand potentiel de chercheurs et d’enseignants maliens à l’extérieur et il faut que le pays en profite » ; ‘’Aujourd’hui, l’université malienne dispose à peine de 600 enseignants pour un effectif de près de 70 000 étudiants. Je compte utiliser pleinement les potentialités avec les maliens de l’extérieur pour renforcer les capacités d’encadrement de l’université de Bamako et les grandes écoles. C’est la raison pour laquelle nous sommes entrain de tout faire pour que le Tokten nouveau que nous allons mettre en place, qui consiste à faire venir d’autres professeurs et capacités de l’extérieur soit un Tokten malien.
Bientôt, nous mettrons en place des maisons d’hôtes pour accueillir le maximum de professeurs expatriés maliens étrangers ».
Le problème de l’école n’est pas le problème du seul département des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, mais de tous les maliens », a conclu le ministre Touré.
Abdoulaye Diakité
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