Un beau parcours et de grandes perspectives
mardi 23 septembre 2008 par Salif Daou
La télévision nationale a 25 ans. En effet, c’est le 22 septembre 1983 qu’elle a commencé à émettre officiellement. A l’occasion de la célébration de ce 25è anniversaire, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, a fait une déclaration dans laquelle elle se dit "heureuse et fière d’exprimer (ses) sentiments de profonde reconnaissance à tous les acteurs dont l’effort conjoint et constant a permis de façonner le visage de ce média particulier, en lui insufflant le professionnalisme que tout le monde lui reconnaît aujourd’hui".
Du chauffeur au sonier, du cameraman et du technicien à l’animateur et au journaliste, relève le ministre, tous se sont dévoués, quelque fois dans un anonymat total, pour donner corps à leur rêve de faire de leur maison commune une structure de référence dans l’environnement africain. "Que de travail et d’engagement il a fallu pour arriver à ce résultat, surtout quant on connaît la modicité des moyens au départ", poursuit la déclaration
Mme Diarra Mariam Flantié Diallo rappelle que la télévision nationale est le fruit d’une coopération Sud-Sud exemplaire avec la Libye. Instrument d’information et de sensibilisation, dotée d’une technologie analogique, elle ne pouvait couvrir au tout début que la capitale et ses environs. Plus tard, d’autres solidarités, notamment françaises, sont venues consolider notre outil commun. Il reste que le plus grand pourvoyeur demeure l’État qui n’a ménagé aucun effort pour l’amener à son niveau actuel.
"Aujourd’hui, le signal de la télévision nationale, grâce à la volonté politique de l’État, est capté presque partout au Mali et il est disponible dans de nombreux pays d’Afrique, d’Europe et même très bientôt d’Amérique. Notre diaspora qui est présente en grand nombre dans toutes ces zones dispose par ce biais, d’un puissant instrument de ressourcement national et d’un cordon ombilical qui la lie à la mère patrie", note le ministre.
Mais si le chemin parcouru a été appréciable, de grands défis attendent encore notre télévision nationale dans la prise en charge des besoins de communication de l’ensemble des publics qui suivent ses programmes. Parce qu’une télévision n’a pas un public, mais des publics tant les attentes sont nombreuses et diversifiées. En plus, le service public impose des contraintes particulières qui sont du reste, régulièrement prises en charge par les acteurs de ce média.
Au plan technique, souligne Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, la conversion vers le numérique ouvre de grandes perspectives pour notre télévision et permettra de préserver notre mémoire audiovisuelle et de sauvegarder nos archives qui sont de véritables richesses nationales.
En outre, pour donner aux animateurs les moyens de répondre, de façon particulière aux nombreuses attentes, les autorités du ministère sont en train de réunir par le biais, entre autres, de la coopération, les moyens requis pour créer une deuxième chaîne qui sera plus conviviale et multithématique.
Au plan institutionnel, le département a engagé la relecture des textes fondamentaux qui organisent l’audiovisuel privé. Ce travail qui sera conduit avec tous les acteurs du secteur permettra à terme de disposer de façon légale, de structures privées de télévision.
"En ce jour de célébration, mes pensées vont vers les soldats du service public, en particulier vers ceux qui étaient là au tout début de l’expérience et tous ceux qui les ont rejoint par la suite, qui ont crû au challenge et qui, dans un effort solidaire ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que la réalité dépasse le rêve.
A tous ces hommes et à toutes ces femmes, je redis ma pleine satisfaction de l’œuvre accomplie et les engage à redoubler d’ardeur, car les défis à venir, notamment ceux liés à la convergence, sont encore plus nombreux que ceux déjà gagnés", conclut la déclaration.


