Un chef de cabinet omnipotent ?
samedi 9 août 2008 par Abdoulaye Diakité
Chef de cabinet par intérim depuis le temps l’ancienne ministre limogée, Mme Bah Fatoumata Nènè Sy, c’est maintenant que les cadres de ce département de l’Economie, de l’industrie et du commerce commencent à comprendre pourquoi ce monsieur ne pouvait être facilement confirmé. Certes, du temps de la dame, les relations inter-agents de ce département étaient conflictuelles, mais le départ de la ministre censée être la cause du malaise n’a pour autant pas résolu la situation.
Et nombreux sont les cadres de ce département qui se posent aujourd’hui la question de savoir si la tumeur a été véritablement enlevée de ce département.Ce qui laisse deviner qu’en tant que chef de cabinet par intérim du temps de l’ancienne ministre, il ne serait pas sans reproches dans la persistance du mauvais climat qui a fait partir cette dernière. Confirmé par le nouveau ministre, qui est par ailleurs son neveu, le chef de cabinet ne serait plus en mesure de se limiter aux prérogatives que lui confère la loi.
L’homme chercherait à s’imposer coûte que coûte à tous ses collaborateurs, en se croyant inamovible tant que son neveu de ministre restera aux commandes.
Désormais, il regarde de haut ses collaborateurs, qui ne peuvent plus rien faire sans être soumis à un interrogatoire des plus fastidieux, qui à la limite apparaît comme une humiliation, une mise en cause de leur intégrité, de leur crédit. Il épluche les dossiers de A à Z pour, dit-on, se rendre compte d’un éventuel pourboire que leurs détenteurs pourraient empocher.
Du coup, certains n’arrivent plus à maîtriser leurs nerfs par rapport à cette nouvelle situation. « Nous ne pouvons pas admettre ces méthodes de travail qui appartiennent à une autre époque » fulmine un cadre que nous avons joint au téléphone. Un autre cadre nous informe être victime d’une tentative d’éviction de la part du chef, c’est ce qui expliquerait leurs nombreuses violentes prises de bec.
Aujourd’hui, c’est pratiquement tout le département qui se plaint du chef de cabinet.
Dans le cas présent, il appartient au ministre (neveu) de prendre toutes ses responsabilités, car les mêmes comportements qui ont pourri le climat de travail au sein du département et occasionné le limogeage de son prédécesseur sont en train petit à petit de refaire surface. Ayant la confiance du président de la République et du Chef du gouvernement, il doit savoir que ses efforts seront vains, en l’absence d’un climat de confiance entre ses différents collaborateurs.
Et qu’en conséquence, toute personne qui se met au travers de cette logique doit être purement et simplement remerciée.
Affaire à suivre
Abdoulaye Diakité
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