Un déficit financier d’environ 4 millions de dollar
lundi 6 octobre 2008 par Alou Daou
Elle a aussi présenté et examiné le rapport d’activité du NPTCI, le rapport d’audit 2007, le budget 2009 du Nouveau Programme et procédé au recrutement du Directeur et des coordinateurs Ph. D. Selon son directeur, Papa Ciré Dimé, le NPTCI est le prolongement du Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire (PTCI) en Economie qui a été crée à l’initiative de la Conférence des Institutions d’Enseignement et de et de Recherche Economiques et de Gestion en Afrique (CIEREA). C’est une organisation non gouvernementale internationale Basé à Ouagadougou au Burkina Faso.
En effet, selon le directeur du programme, c’était pour remédier à la crise des ressources humaines provoquée par les programmes d’ajustement structure des années 1970 que CIEREA en collaboration avec ses partenaires a lancé le Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire (PTCI) en Economie. A cause des programme d’ajustement structurelle, dira-le Directeur, il y’avait presque plus l’Afrique d’enseignement de 3ème cycle. Seul deux Universités, à savoir de Dakar et d’Abidjan étaient en mesure de fournir cet enseignement. En dehors, il fallait débourser gros en pendant une dizaine d’année pour se procurer d’un Doctorat.
Donc, le PTCI concerne les facultés, UFR, Centres de Recherches et les Instituts en Sciences Economiques et de Gestion de dix huit pays francophones au Sud du Sahara. Il s’agit du Benin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Cote d’Ivoire, Gabon, de la Guinée Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo.
C’est un Programme d’excellence, le PTCI était conçu comme un outil de coopération pour la mobilisation du potentiel universitaire de l’espace CIEREA pour la mise en place et la conduite d’une formation harmonisée pour l’obtention du Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA), du Doctorat pour certains, et du Diplômes de PH.D pour d’autres depuis 2007. Son but est de former en Afrique, « aux normes internationales » mais à des coûts supportables et dans un cadre hautement compétitif, des économistes africains et contribuer ainsi à freiner le processus de la fuite des cerveaux.
Deux premières phases se sont déjà écoulées et les résultats sont encourageants. Selon des données officielles, les deux phases de mise en œuvre du PTCI, de juillet 1994 à décembre 2006, en ont fait un Programme de grande envergures avec : 18 facultés partenaires comprenant les 5 facultés de catégorie B assurant l’offre de formation, et l’ensemble des facultés de catégorie A ; un peu plus de 1000 étudiants titulaires du DEA et de 100 docteurs dont 1 agrégé des sciences économiques. Nouveau Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire (NPTCI) en économie : sélection des candidats Par ailleurs, les leçons tirées des deux phases du PTCI ont ainsi convaincu la CIEREA et les partenaires du développement de la nécessité de lancer un Nouveau programme de Troisièmes cycle Interuniversitaire (NPTCI) en Economie pour répondre aux multiples défis que soulève le système LMD (Licence, Master, Doctorat).
Il a débuté le 1er janvier 2008 avec ses dix huit institutions partenaires. A noter qu’il n’existe pas de quotas par pays, puisque ce sont les meilleurs qui sont sélectionnés. Les étudiants ayant réussi aux épreuves des cours du Tronc commun organisés par les facultés et UFR de catégorie B sont tous autorisés à participer au Campus Commun des Cours à Options (CCCO). Sur une période de 3 mois les étudiants sont réunis sur un même campus dans lequel les enseignements se font sous forme de séminaire, de cours magistraux, de conférences et de travaux dirigés ou pratiques auxquels les étudiants sont tenus de participer.
Chaque cours est dispensé par au minimum deux intervenants. Les interventions des différents enseignants sont sanctionnées par des examens qui se tiennent sur la période et les résultats en sont validés par l’organe scientifique du NPTCI (le Conseil Académique). Seuls se sont admis auront l’opportunité de se spécialiser.
Au terme de cette troisième phase 800 titulaires de master et 150 Ph.D devront être formé. Mais, les difficultés qui demeurent restent, selon Francis Kerne, représentant de l’union européenne, la mobilisation des bailleurs, la reconnaissance des diplômes et la réalisation des travaux.
Alou Daou
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