En fait, le ministre souhaitait que le projet de loi qu’il défendait, en l’occurrence l’autorisation de la cession des actions de l’Etat dans le capital de la CMDT, passe comme une lettre à la poste. En assurant qu’il fallait rejeter le projet de loi l’opposition parlementaire, composée du RPM, du Parena, de Sadi, soulignait que le schéma de privatisation de la société n’assure pas la pérennité de la filière-coton et le paiement du coton à un prix décent aux producteurs. Konimba Sidibé du Parena a expliqué qu’il est faux de dire que la CMDT est un fardeau si lourd pour l’Etat.
Il est vrai que l’Etat a assuré une subvention, entre 2002 et 2007, d’environ 130,9 milliards de F Cfa notamment dans l’achat du coton à un prix abordable aux producteurs et dans l’équilibre des prix des engrais mais la mauvaise gestion qui a régné à la société ne fait l’objet d’aucun doute. L’opposition a reproché au projet de loi l’absence des éléments (inadéquation du schéma opérationnel, le cahier de charge, etc.) permettant de garantir la pérennité de la filière stratégique du pays.
Face à ces critiques, soutenues par des arguments économiquement et socialement solides, le ministre des Finances refuse de se rendre à l’évidence.
Ce qui sous-tend que les propositions de l’opposition, aussi légitimes soient-elles, sont systématiquement rejetées par le gouvernement et sa majorité parlementaire concernant la vie de la nation.



