Un diplomate autrichien négocie au Mali pour les deux otages
mardi 18 mars 2008 par Dramane Aliou KONE
Des sources au sein des services de sécurité algériens ont affirmé que l’Autriche avait accepté de payer une rançon et que la somme de cinq millions d’euros était évoquée dans les négociations.
Selon le site internet du journal algérien Ennahar, le diplomate autrichien négocie avec les ravisseurs par téléphone.
La Libye a accepté de servir d’intermédiaire pour finaliser la transaction, selon les sources algériennes qui expliquent que Tripoli pourrait utiliser son influence auprès d’une tribu locale de touaregs, El Barabich. Les autorités autrichiennes et libyennes n’ont pas fait de commentaire dans l’immédiat.
L’Autriche avait auparavant déclaré qu’elle ne négocierait pas avec des terroristes.
FIN DE L’ULTIMATUM DIMANCHE À MINUIT
Plus tôt dans la journée, la ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik, avait confirmé la présence d’un diplomate autrichien au Mali et déclaré que Vienne voulait obtenir la libération des deux otages le plus rapidement possible.
"Ainsi, par exemple, un ancien ambassadeur autrichien a rencontré, à ma demande, le président malien Amadou Toumani Touré et l’a tenu personnellement informé du dossier", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Des médias algériens ont rapporté que le diplomate envoyé au Mali est l’ancien ambassadeur d’Autriche en France, Anton Prohaska. Les ravisseurs ne réclameraient plus la libération de dix activistes détenus en Algérie et en Tunisie, mais uniquement le paiement d’une rançon.
Leur ultimatum expire dimanche à minuit. Ils ont diffusé des images des touristes qu’ils disent avoir enlevés le 22 février en Tunisie.
Il s’agit d’Andrea Kloiber, 43 ans, et de Wolfgang Ebner, 51 ans.
"Des renseignements font état de leur présence sur le territoire malien, dans la région de Kidal, plus précisément dans le secteur du Tegargar", a déclaré un officier malien haut-gradé à Reuters sous le sceau de l’anonymat, confirmant l’information diffusée vendredi par Ennahar.
"La zone allant de Tessalit jusqu’à Kidal est devenue le fief des islamistes, ils connaissent bien la géographie de la zone, vaste, difficile à contrôler.
On y trouve des islamistes salafistes barbus de tout poil venant du Pakistan, d’Afghanistan, du Maghreb, etc", a-t-il ajouté.


