Radio Steve Bantou Biko l’âme de la liberté.

Un homme silencieux au bilan désastreux

DIONCOUNDA TRAORE PRESIDENT DE L’ADEMA PASJ

jeudi 23 octobre 2008 par Abdoulaye Diakité

L’homme qui, par coup de chance, a accédé à la présidence de l’Adéma/PASJ en 2000, suite à la démission d’IBK, et avec la bénédiction d’Alpha Oumar Konaré, alors président de la République, a une apparence trompeuse. Dioncounda Traoré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, par ruse, est sympathique avec tout le monde et se fait passer pour l’homme de l’union et de la cohésion.

Mais loin de là, il s’agit d’un double jeu érigé en système de gouvernance, peu connu du grand public. L’homme qui se veut rassembleur, se complaît dans les situations conflictuelles au sein du parti.

Dans le conflit de leadership qui a opposé Iba N’Diaye à Soumeylou, il ne s’est jamais, dit-on, impliqué à fond pour trouver une solution. D’ailleurs, leur tiraillement lui donne l’assurance d’être seul maître à bord, puisqu’une paix entre les deux hommes est perçue (à tort ou à raison) comme un danger pouvant nuire à son mandat. Mais là n’est pas le problème.

Il faut dire que depuis qu’il a été propulsé à la tête des Abeilles, les observateurs avertis, n’ont jusque là pas trouvé quelque chose d’élogieux dans son bilan. Selon eux, sous son règne, c’est une seule fois que ce grand parti a été éligible par son propre mérite au financement public des partis politiques. Preuve, s’il en était besoin, que la gestion du parti sous l’ère Dioncounda est loin d’être orthodoxe. Ceci explique cela : les assises du parti sont foulées au pied par certains membres du Comité exécutif dans leur course effrénée au gain !

La tenue de la comptabilité du parti est plus qu’approximative. L’on comprend aisément pourquoi l’Adéma n’est pas éligible à l’aide publique octroyée aux partis politiques. Les plus dubitatifs par rapport à cette transparence n’ont qu’à jeter un regard sur la scandaleuse affaire des motos de la campagne présidentielle de 2002. Cette affaire, qui a été conclue à coups de millions de pourboire avec le richissime Bakoré Sylla, a laissé un triste souvenir à l’Adéma.

Il faut ajouter aussi que l’eau et l’électricité sont en permanence coupées au siège du parti pour non règlement de factures et que les bureaux manquent souvent de mobilier.

Qui l’aurait cru de la part d’un parti qui empoche des centaines de millions par an et qui est le mieux représenté à l’Assemblée et au gouvernement ?

Pourtant, c’est ce qui est fréquent sous l’ère Dioncounda. Pire, des militants de bonne foi (souvent des cadres haut perchés) qui manifestent le désir de prendre de telles charges à leur compte, sont accusés d’opportunisme. « Ils veulent se faire voir. Ils ne le font pas gratuitement » sont autant de propos murmurés pour les démoraliser.

Que dire de la promotion des cadres, surtout ceux qui ont vécu les temps de l’Adéma-association ?

Ils sont pour la plupart laissés pour compte. Tiémoko Sangaré, qui n’avait pas pu supporter cette situation, a plié bagages. Et le fameux terrain devant abriter le siège du parti à l’ACI 2000 dans tout ça ?

On a cessé d’en parler, puisque ledit terrain est aujourd’hui hypothéqué par une banque de la place. Pourquoi ? Mystère.

Dans ces conditions, qu’est-ce qui est consistant dans le bilan d’un tel président, dont le seul mérite aura été sa seule promotion, au poste de président de l’Assemblée Nationale ?

Lui qui se taille en cette qualité plus d’un million de nos francs par jour, n’a pas fini de fêter ses millions et de savourer ses audiences à l’Assemblée Nationale, a fortiori de mettre son parti politique sur orbite.


 

Google

 

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 96194

Site réalisé avec SPIP 1.9.2d + ALTERNATIVES

     RSS fr RSSl’Afrique minutes par minutes RSSActualitées Africaines   ?

Get Firefox
Adaptation SPIP réalisé par Courcelles Design

Creative Commons License

référencement gratuit
•  référencement  •    positionnement    •  référencement manuel professionnel discount  •
annuaires et moteurs