Un pétrolier dévalisé à l’hôtel de l’Amitié
dimanche 4 mai 2008 par Markatié Daou
Il s’agit de Monsieur Saï Larbi, Chef de la représentation d’ENI, une société italienne actuellement en pleine recherche pétrolière dans les blocs 1, 2, 3, 4 et 5 dans les bassins sédimentaires de Taoudéni. Les faits ont été perpétrées au moment où M Larbi, en séjour à l’hôtel Sofitel « l’Amitié », devait justement participer cette semaine au séminaire organisé mardi et mercredi derniers par l’Aurep à Tombouctou sur le code pétrolier et les conventions pétrolières signées par notre pays à l’intention des élus communaux, des maires et des présidents du conseil de Goundam et de Tombouctou ainsi que des représentants de l’Administration.
M Larbi, qui devait exposer le thème « les investissements sociaux réalisés par sa société en faveur des populations » le 1er jour, a du rebrousser chemin mardi à cause du mauvais temps. Le soir à l’hôtel Sofitel de l’Amitié où il était hébergé, il a décidé de revoir ses copies avec une collaboratrice. Cet exercice qui n’a duré qu’une vingtaine de minutes, lui a été fatal car il est revenu pour faire le constat du cambriolage de sa chambre et surtout du vol d’une somme importante et d’un téléphone satellitaire. Ses soupçons ont porté sur deux individus qu’il a rencontrés. Pour les uns, ces individus dont l’un serait un Anglophone, seraient soit des employés de l’hôtel, soit des complices de ceux-ci.
Cet incident malheureux qui va entamer sérieusement la réputation du plus grand établissement hôtelier de notre pays, rallonge la liste noire des victimes de vol, d’escroquerie et parfois même d’assassinat dans nos hôtels. Il y a deux à trois petits mois, une Européenne a été retrouvée assassinée dans un hôtel en Commune III, précisément au Bar Mali.
Dans ses mêmes colonnes, on a dénoncé l’abus dont ont été victimes des clients à l’hôtel Mandé. Les pauvres ont dû payer des notes surfacturées. Autant de pratiques qui mettent sérieusement en doute la sécurité des clients dans les hôtels même les plus huppés de notre capitale.
Dans ces conditions, les énormes les efforts déployés par les autorités maliennes pour le rayonnement du secteur hôtelier et touristique, ne sauraient apporter les efforts escomptés.
Affaire à suivre !


