Un programme multi-acteurs pour donner une nouvelle image à la politique d’alphabétisation
mardi 16 septembre 2008 par Fatoumata Haïdara
Outre la présence de Monsieur le conseiller technique de l’éducation de base de l’alphabétisation et des langues, Gouro Diall, du Directeur du Centre National des Ressources pour l’Education Non Formelle, on pouvait également noter la présence de la coordinatrice de l’AFEM, Mme Touré Djènèba Camara et de M. Peter Ooman, du bureau régional de l’Afrique de l’Ouest. Notons que le lancement de ce programme est le fruit d’un partenariat entre l’alliance ICCO, les Organisations Non Gouvernementales, les collectifs et services techniques pour insuffler une bouffée d’oxygène à notre système éducatif en mettant en exergue l’alphabétisation pour une qualité et un accès facile. Après avoir fait un bref aperçu sur les objectifs de l’alliance ICCO qui est une organisation non gouvernementale néerlandaise de coopération au développement, active au Mali depuis presque trente ans, M. Peter Ooman du bureau régional de l’Afrique de l’Ouest a rappelé à l’auditoire les principes fondamentaux du programme : « Un des principes fondamentaux du programme est le droit à l’éducation ».
Un droit pour tous les Maliens mais dont la réalité diverge du sens de l’idéologie. Ce qui lui fera dire : « Un changement est nécessaire » ! Le domaine de l’alphabétisation est souvent vu comme « le parent pauvre de l’éducation ».
Comment pouvons nous ouvrer pour un Mali où les enfants iront à l’école, si les parents ne sont pas capables d’aider et d’encourager leurs enfants dans la lecture ?
Comment pouvons-nous ouvrer pour un Mali où la sécurité alimentaire est assurée pendant toute l’année si les paysans et les paysannes n’ont pas accès à des formations agricoles ?
Comment ouvrer pour un Mali où la sécurité alimentaire est assurée pendant toute l’année si les paysans n’ont pas accès à des formations agricoles ?
Comment ouvrer pour un Mali avec des citoyens et citoyennes responsables s’ils ne sont pas en mesure de comprendre le monde le politique local et national ?
Voilà autant de questions qui ont suscité l’intérêt de M. Peter Ooman du bureau régional de l’Afrique de l’Ouest. Ce dernier reste toutefois sceptique ; ce qui lui fera dire : « Avec un taux d’alphabétisation d’environ 30% et sachant que le taux d’alphabétisation parmi les femmes est encore plus bas, nous ne pouvons jamais atteindre la situation souhaitée. L’alphabétisation est une étape nécessaire pour le développement d’un pays.
Elle permet à la population de se communiquer et de s’exprimer, de chercher et utiliser des informations disponibles ».
Avant d’ajouter que l’alphabétisme est la faculté de lire le monde. Il pense que la situation doit changer et se réjouit de la prise de conscience de la population malienne, du ministère et des sociétés civiles. Selon Peter Ooman du bureau régional de l’Afrique de l’Ouest, pour parvenir à des résultats à hauteur de souhait, l’exécution de ce programme doit être un exercice commun : « Les ONG seules ne peuvent pas faire réussir le programme et contribuer à l’atteinte d’un taux d’alphabétisation plus élevé.
Elles ont besoin des communes à qui est dévolue, comme le stipule le code des collectivités territoriales, la responsabilité pour l’éducation de base y compris l’alphabétisation ». Pour le conseiller technique de l’éducation de base de l’alphabétisation et des langues, Gouro Diall, l’alphabétisation a pris un nouvel envol depuis la manifestation de la volonté politique de son Excellence Monsieur Amadou Toumani Touré au cours de la conférence régionale africaine tenue à Bamako les 10,11,12 septembre 2007.
Cette volonté, ajoutera-t-il, s’est matérialisée par la création d’un ministère en charge de l’alphabétisation et des langues nationales, ministère qui ne cesse de multiplier et de diversifier les initiatives de promotion du sous-secteur de l’éducation non formelle.
Pour la coordinatrice de l’AFEM, ce jour est un grand jour pour sa structure, en passe de devenir le point focal national et aussi de toutes les ONG.
Ce programme est révélateur de nos sentiments et de coresponsabilité tant souhaité dans le cadre de l’alphabétisation de nos populations cibles. La cérémonie s’est terminée sur une note d’espoir pour les acteurs, qui promettent de mettre le paquet pour atteindre les objectifs fixés.


