Issue d’une famille de Djéli (griots), à l’âge de 7 ans, elle fut initiée à sa tradition c’est à dire le Djéliya.
Ainsi, elle accompagnait sa mère et sa grand-mère aux nombreuses cérémonies de mariages et de baptêmes. Très rapidement, elle s’adapte à sa tradition et apprend à l’aimer.
« C’est vrai il ya beaucoup de kouyaté qui ne chantent pas. Mais moi je chante depuis à l’âge de 7ans. La musique m’a empêché de poursuivre mes études. Je suis issue d’une famille de griots. Fodé Kouyaté, Dipa et Wandé kouyaté entre autres sont mes parents. Bref je suis née Djéli. Je suis également mariée à un musicien, qui joue du tamani dans le groupe de Habib Koité », a-t-elle dit.
L’artiste, a, à son actif un album qui s’intitule la « France », sorti en 2007. Cet album est composé de huit (8) morceaux consacrés au mariage, la parenté, l’immigration etc. Elle a aussi deux clips.
Bah pense que les Maliens l’ont connu lors d’une émission Top étoile. Mais ce n’est qu’en 2007, à travers l’un de ses morceaux Furu (mariage) de son album, que les mélomanes ont découvert son talent caché, et depuis, elle ne cesse de conquérir le cœur de ses fans. L’enfant de Koulikoroba ne fait pas uniquement le genre Djéliya, elle est aussi douée pour ce qui est le Bamanan Foli (la musique du terroir). Bah Kouyaté se dit épauler par son mari, qui d’ailleurs est son producteur et qui ne manque pas de faire la promotion de sa cassette à chaque fois que l’occasion se présente.
La star de la génération montante reconnait qu’elle n’a pas eu de difficultés financièrement, certes. Mais, elle déplore le phénomène de la piraterie. Selon elle, les autorités doivent s’impliquer davantage pour lutter contre ce phénomène qui empêche les artistes de vivre à la sueur de leur front.
Par ailleurs, elle demande aux jeunes artistes d’approcher leurs aînés pour pouvoir assurer la relève.


