Un véhicule de l’armée saute sur une mine !
lundi 14 juillet 2008 par Ousmane Mallé
On peut se tromper, ou se corner, mais la fin du banditisme qui sévi au Nord Mali et particulièrement à Tinzawatène, n’est pas pour demain. Loin s’en faut.
En effet, le jeudi 10 juillet dernier, un véhicule de la corvée de l’armée malienne a sauté sur une mine faisant six blessés légers.
Cette offensive inattendue des bandits survient au moment où tout le monde consent à accompagner le processus de paix engagé depuis plusieurs semaines sous l’égide de l’Algérie. D’un coté comme de l’autre ce processus avait été favorablement accueilli et tout portait à croire que cette fois-ci l’on ne redouterait plus jamais les scénarii du 23 mai 2006 et la série noire qui s’en est suivie. Tout au plus que le processus consacrera le retour de la paix au nord et créera les conditions de la mise en œuvre des accords d’Alger.
Il faut dire que ces accords restent pour le gouvernement du Mali, le seul cadre de négociation avec les bandits. Mais ceux-ci, jusqu’ici se sont montrés à bien des égards, ne comprenant que le langage des armes. Le recours aux mines anti personnelles malgré leur interdiction par les conventions internationales montre bien le degré de cruauté de ces scélérats du désert. Pour tout dire Bahanga et sa bande adorent les accords de paix mais ne veulent jamais la paix. Et ils le démontrent en tout lieu et en toutes circonstances. Non sans avec un grain d’ironie et de démagogie. Pourtant les autorités militaires maliennes savent bien à quoi s’en tenir. Elles qui, sont les premières à en pâtir.
De toute façon, en entendant que les clameurs d’indignation causées par cette énième violation unilatérale des accords ne s’estompent, les pourparlers se poursuivront en Alger. Quant bien même cette médiation a été mainte fois dénoncée compte tenue de la position plutôt ambigüe de notre voisin du nord. Car, au-delà de certains replâtrages, tout le monde convient qu’il y’a anguille sous roche dans la médiation Algérienne. Qu’à cela ne tienne, les chances d’aboutir à un compromis sont probantes.
Reste à savoir quelle en sera la durée.


