Le véhicule qui partait à Bamba avait ÉTÉ enlevé à Bakeïna, un village situé à 45 km de Bourem (voir L’Essor du 3 juillet).
Dans la nuit du 15 au 16 juillet, les bandits ont opéré un nouveau coup très audacieux. Celui-ci a été en effet perpétré à Gao même, dans le quartier populaire de Sossokoïra, aux environs de 4 heures du matin.
Ce matin, trois individus bien camouflés ont escaladé le mur de l’Ong ACAS (Association des conseillers agricoles au Sahel) pour s’emparer d’un véhicule de marque Toyota Hilux, double cabine, récemment ramené de Tombouctou, au compte du Programme d’investissement et de développement rural des régions du Nord (PIDRN). Le véhicule avait été affecté à l’Ong ACAS pour l’exécution d’une mission dans la zone de Bamba. Les trois individus (dont un bien armé), ont obligé le gardien des lieux à livrer les clefs du véhicule qui étaient cachées dans un tiroir du bureau du coordonnateur de l’Ong, Hachimi Maïga.
Avant de quitter les lieux, les assaillants ont pris le soin de ligoter le pauvre gardien qu’ils ont abandonné dans une des pièces des locaux de l’ONG. Ce dernier est cependant arrivé à sortir par une fenêtre en forçant les grilles. Les recherches se poursuivent au niveau de la gendarmerie de Gao. Mais toutes les pistes explorées n’ont encore rien donné.
Après cet acte de banditisme, certains se demandent à quoi servent les patrouilles initiées depuis quelque temps pour veiller sur la quiétude des populations de la Cité des Askia.
Une plus grande vigilance s’impose dans une région où aujourd’hui, les armes légères circulent anarchiquement, aussi bien dans les villes que dans les campagnes.



