Un véritable casse tête chinois
mardi 1er juillet 2008 par Dieudonné Diama
Pourtant les routes ne manquent pas à Bamako.
Mais force est de constater que l’incivisme commence à atteindre des proportions inquiétantes. Et dans tous les secteurs. A l’occupation anarchique des voies publiques, est venu se greffer un phénomène nouveau : les « soirées balani ».
Lors de ces manifestations, les organisateurs n’éprouvent aucune gêne à couper carrément les voies, obligeant les usagers à faire de longs détours. Face au phénomène M DIALLO, ne s’émeut guère. Pour lui, ce phénomène s’est durablement encré dans nos habitudes au point que personne n’y voit plus d’inconvénients.
« Tout le monde le fait alors qui peut se plaindre contre qui ? ». Ironise-t-il.
Ce qui n’est pas sans conséquences. Les grincements de dents sont devenus très fréquents et bon nombre d’usagers s’en prennent ouvertement à l’autorité publique. Par contre Moustapha Fomba, Maire délégué de la mairie de Faladié /Banankabougou, est moins alarmiste. Il suffit pour les organisateurs de ces différentes manifestations de faire une demande d’autorisation. Qu’il s’agisse de mariages, de soirées balani, ou d’autres cérémonies les intéressés doivent se prémunir d’une autorisation de la Mairie.
Mais selon lui, le Mali est un pays où l’humanitaire et le social jouent un rôle capital dans les rapports. Qu’à cela ne tienne. Les contrevenants s’exposent à des sanctions.
Mais à condition qu’il y ait un plaignant.


