Radio Steve Bantou Biko l’âme de la liberté.

Un véritable casse-tête pour les forces de l’ordre

REGULATION DE LA CIRCULATION ROUTIERE

vendredi 1er août 2008 par Mamadou Senou

Les différents gouvernements de la Troisième République ont tous été de près ou de loin interpellés sur la circulation routière dans la capitale et sur les accidents de la route en rase campagne. Il s’agit de dégager la circulation, de la rendre moins dense, concentrée. La contribution des forces de l’ordre est prépondérante dans cette quête mais il importe de souligner que malgré leur engagement, la situation reste toujours compliquée et la régulation de la circulation demeure un véritable casse tête.

De la révolution de mars 1991 à nos jours, la ville des Trois caïmans (Bamako) s’est beaucoup étendue. Sur les sites naguère occupés par la brousse, s’élèvent aujourd’hui de superbes bâtiments.

La population bamakoise se caractérise par sa densité démographique. Ville mythique, ville carrefour, Bamako ou Bama-Niaré (ville créée par la famille Niaré) attire les ressortissants des pays d’Afrique, en particulier ceux de la région ouest-africaine. Ils y séjournent pour diverses raisons. La ville de Bamako est en passe de devenir la capitale « Arc-en ciel » par excellence de la région ouest africaine.

Pour les nationaux, Bamako, malgré le processus de la Décentralisation, reste incontournable tant sur le plan administratif que sur le plan socio-économique. Tout prend forme à Bamako pour se mûrir et atteindre une dimension nationale, sous-régionale et internationale. Réputée pour la richesse de ses vertus culturelles qui favorisent l’insertion sociale des visiteurs, Bamako est aussi considérée comme un eldorado, un cadre propice pour les affaires.

Ce surpeuplement favorise des phénomènes comme l’évolution galopante du vagabondage mais aussi et surtout la forte densité dans la circulation. Le nombre des motos « Djakarta » s’accroît de façon exponentielle. Si pour certains, la moto « Djakarta » vendue à moindre coût et réputée consommer très peu, leur permet de joindre très rapidement les deux rives, chez d’autres, surtout de la jeune génération, elle fait l’objet d’un usage abusif qui draine un cortège de bavures.

Des enfants victimes de leurs propres acrobaties laissent derrière eux des parents inconsolables.Pire encore, l’indiscipline dans la circulation et la distraction de certains usagers font de Bamako la capitale des accidents de la circulation routière.

En dépit des efforts entrepris par le gouvernement, notamment à travers des émissions radio télévisées pour sensibiliser la population au port des casques et au respect du code de la route, le fléau persiste et va de mal en pis. Le ministère de la Sécurité, à travers ces différents partenaires, tente d’apporter de l’harmonie et de la fluidité dans la circulation : aux carrefours des artères principales de la ville les agents chargés de régulariser la circulation sont plus que jamais présents.

Force est de constater qu’en dépit de ce dispositif renforcé, la situation est loin d’être satisfaisante.

Vu le nombre d’accidents de la route et de pertes de vies humaines, il a été construit sur la route du quartier Mali, une passerelle tout juste à la descente du nouveau pont à l’adresse des piétons.

Ceux-ci, malheureusement la dédaignent.

C’est la raison d’un déploiement des agents des forces de l’ordre sur les deux bordures de cette artère.

Notre attention fut frappée par le refus de certains piétons et motocyclistes de se soumettre à l’obligation pour les piétons d’emprunter cette passerelle et pour les motocyclistes de pas traverser l’autoroute. Les policiers payent régulièrement le prix de leur insolence et de leur indiscipline.Malgré les conditions précaires, sous un soleil de plomb, ils agissent en professionnels pour sensibiliser les usagers et familles avoisinantes.

Très vigilants, ils décèlent les ruses des usagers qui tentent de violer les règles. « Bonjour patron ! Pour la prochaine fois, nous vous demandons d’emprunter la passerelle.

C’est pour votre propre intérêt. Avec de tels comportements, vous n’êtes pas à l’abri des chauffards. La passerelle est faite pour prévenir ce danger imminent » intervenait un policier à l’endroit d’un piéton.

Ce dernier, à son tour de dire : « Merci pour cette explication et votre politesse. Votre conseil sera appliqué ».

Par ailleurs, si l’indiscipline et l’inattention constituent les facteurs du nombre élevé des accidents, elles ne sont cependant pas les seules. Il faut interroger le schéma d’urbanisation de la ville de Bamako.Les routes des premiers quartiers du District (Niaréla, Bolibana), les plus denses, sont désormais trop étroites.

Là, les maisons et les boutiques qui leur sont incorporées ouvrent directement sur le trottoir, sur lequel jouent les enfants et les nourrissons.

Si les efforts du gouvernement, à travers la mairie centrale, de faire de Bamako, une capitale propre et attirante par sa beauté sont appréciables en Commune V, notamment sur la route de Torokorobougou et Kalaban Coro, force est de constater que le résultat global est loin de réfléter les vœux des responsables du pays.

Signalons que le développement d’un pays passe en premier lieu par ses ressources humaines qui façonnent la nature par leur imagination, leur mouvement d’ensemble. La circulation routière est également un mouvement d’ensemble. Le respect de l’autre, la tolérance et la vigilance sont autant de vertus à même de contribuer à la protection des vies humaines et des biens matériels, donc pour le développement du pays.

En attendant, force est de reconnaître que la régulation de la circulation routière reste un véritable casse-tête pour les agents de force de l’ordre.


 

Google

 

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 96194

Site réalisé avec SPIP 1.9.2d + ALTERNATIVES

     RSS fr RSSRsbiko-Société   ?

Get Firefox
Adaptation SPIP réalisé par Courcelles Design

Creative Commons License

référencement gratuit
•  référencement  •    positionnement    •  référencement manuel professionnel discount  •
annuaires et moteurs