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« Une coquille vide »

FRONT POUR LA DEMOCRATIE ET LA REPUBLIQUE

mardi 21 octobre 2008 par Ramata Diakité

Une mort prématurée qui a été provoquée par la crise de confiance et les divergences de vue entre les responsables des partis membres.

Les premières dissensions au sein du FDR sont nées le lendemain de l’élection présidentielle du 29 avril 2007 quand les uns appelaient à la violence alors que les autres optaient pour le respect du verdict des urnes. A l’occasion, le président du FDR à l’époque, Ibrahim Boubacar Kéita, est allé jusqu’à interdire la tenue des réunions du regroupement à son domicile à Sébénikoro pour ne pas porter la responsabilité de la violence planifiée en son temps par certains de ses partenaires politiques.

Pour convaincre ses militants de son attachement à la quiétude dans le pays, IBK n’a pas hésité à révéler à la télévision nationale que son parti, le Rassemblement pour le Mali, et lui se sont opposés à tous les actes de violence et de boycott que certains avaient envisagés. « Nous avions dit que nous aimons le pays et nous ne pouvons entreprendre aucun acte qui lui nuirait », a-t-il indiqué. Ces déclarations confirmaient les difficultés actuelles du FDR dont les réunions ne se tiennent presque plus depuis des mois. C’était chacun pour soi.

C’est pourquoi, dans différentes sorties médiatiques, le Pr. Issa N’diaye a fustigé les tares de ce regroupement de circonstances et les incohérences de ses chefs. De son côté, le président de la CDS, Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise, a vite fait de prendre ses distances au lendemain de l’élection présidentielle en tentant la main au président élu, à qui les Maliens ont confié leur destin. « Nous sommes prêts à travailler avec le président Amadou Toumani Touré pour l’intérêt des Maliens », a-t-il déclaré en marge de la cérémonie d’investiture d’ATT. Le fossé s’est creusé davantage entre les membres du FDR à l’occasion de la constitution des listes de candidatures pour les dernières élections législatives. Notamment entre le RPM et le Parena quand à Nioro, Tiébilé Dramé a préféré aller sur la liste de l’alliance rivale, l’ADP. Et le président du FDR, Ibrahim Boubacar Kéita, donnera, à l’occasion de la formation du bureau de l’Assemblée nationale, le coup de grâce à son regroupement en entrant dans le bureau, contrairement à ses déclarations dans la presse. En effet, dans différentes tribunes, son secrétaire général, Bocari Téréta, avait annoncé que son parti irait à l’opposition.

Ce qui n’a pas été suivi dans les faits avec la participation de son parti au bureau du Parlement. IBK a été obligé de faire une nouvelle volte-face en suspendant cette participation, prétextant une exclusion de l’opposition représentée par le duo Parena-Sadi. Il poussera le ridicule en faisant une déclaration au nom du FDR que lui et les autres leaders comme Tiébilé Dramé ainsi que Soumeylou Boubèye Maïga considèrent comme inexistante. Après le règne d’IBK, Tiébilé Dramé a enfourché la selle du président du FDR et n’a pu rien faire pour le relancer. D’ailleurs, il a eu du mal à passer la main après six mois car le préposé le président de la CDS, Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise, aurait décliné l’offre, obligeant ses anciens camarades d’infortune à se rabattre sur le pauvre Mamadou Gakou totalement en disgrâce politique.

Ce qui a fait dire à un dirigeant du Parena que le FDR est « une coquille vide ».


 

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