Les attaques perpétrées çà et là à travers le pays deviennent de plus en plus fréquentes au point que l’on se demande ce que c’est réellement. Mais à l’analyse de ce qui s’est passé à Ansongo, l’on comprend aisément qu’il ne s’agit plus d’une rébellion, mais plutôt d’un acte s’apparentant à une razzia.
Infiltrés à Ansongo vers 2 heures du matin les bandits ont pu emporter un véhicule de la Gendarmerie de la localité et une importante quantité de d’armes et de munitions. Comme si cela ne suffisait pas, ces hommes ont également enlevé un véhicule de l’ONG PADS et trois autres de l’entreprise SATOM, portant ainsi à 5 le nombre d’engins volés. Alertée, la première région militaire du Mali, Gao, a dépêché deux groupes de renfort en direction d’Ansongo située à 150 kilomètres de là. Aussitôt arrivés sur les lieux, les deux groupes, l’un après l’autre, se sont immédiatement mis aux trousses des voleurs qui auraient emprunté la direction de Ménaka.
C’est dire que des dispositions rapides doivent être prises dans toutes les localités du Mali pour empêcher de tels agissements. Ces actes donnent facilement à comprendre que ce qui se passe de nos jours est loin d’être une rébellion.
C’est pourquoi, nos forces de l’ordre doivent avoir tout le soutien des plus hautes autorités du pays pour mater leurs auteurs. Et toute rébellion digne de ce nom revendique d’abord et avant tout. Dans cette optique, les premiers responsables du Mali ont toujours été ouverts au dialogue.
Et des compromis avaient été trouvés, même si on sait que certaines clauses ne peuvent pas se réaliser immédiatement. Mais combien de fois faut-il répéter que l’intégrité territoriale du pays n’est pas négociable ?
Abdoul Karim Maïga
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