Une table ronde de bailleurs de fonds autour d’un échangeur au rond point de la paix
mercredi 23 juillet 2008 par Abdoulaye Diakité
Le rond point de la paix se situe à l’intersection de la route nationale numéro cinq (5) : corridor Bamako-Guinée et de la route de l’aéroport au cœur de la ville de Bamako.
Aménagé en giratoire, ce carrefour connaît actuellement un trafic routier très important avec des embouteillages aux heures de pointe.
D’autre part, les avenues de l’aéroport et de l’OUA constituent les voies uniques de liaison des deux rives du fleuve qui connaissent de ce fait un trafic routier et piétonnier considérable.Aussi, la construction d’ouvrages appropriés pour permettre la traversée des piétons en toute sécurité est-elle devenue nécessaire.
Ainsi, dans le cadre de la modernisation de notre capitale, le gouvernement du Mali a entrepris en 2006 des études de faisabilité technico-économique, d’impact environnemental et social avec production du dossier d’appel d’offres sur financement de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) pour une enveloppe de 320 millions de francs CFA. L’analyse économique et financière de cette étude a confirmé la faisabilité du projet pour trois variantes d’aménagements étudiés à savoir : Variante 1 : Routes et Echangeur complexe avec un taux de rentabilité interne (TRI) de 17, 2% ; Variante 2 : Routes et viaduc avec un TRI de 16, 4% ; Variante 3 : Routes et carrefour dénivelé avec boucle et un TRI de 22, 5.
Le gouvernement du Mali, dans le souci de conserver le monument « Colombe de la Paix » qui est un symbole fort de la culture malienne, a retenu la variante 1 : Routes et Echangeur complexe avec un taux de rentabilité interne (TRI) de 17, 2%. Cette variante offre les avantages ci-après : un meilleur accès à la cité administrative ; la réalisation d’ouvrages d’art courts et facilement intégrables dans le site ; la réservation d’espace pouvant améliorer l’esthétique et réduire les nuisances par la mise en place d’un écran d’arbre ; et enfin la facilité de déviations provisoires de la circulation pendant les travaux.
L’ouvrage d’un montant total de 17, 7 milliards de francs CFA y compris le coût des indemnisations estimé à 870 millions comprend : l’aménagement de l’échangeur qui nécessitera la construction d’un linéaire global de 4,26 km de voiries ; la construction de quatre (04) ouvrages d’art ; l’élargissement en 2X2 voies de la section urbaine de la RN5 (rond point de la Colombe au pont « Ouéouyanko » sur un linéaire d’environ 4 km ; l’élargissement en 2X2 voies de l’avenue Kwamé N’Krumah sur un linéaire d’environ 1, 110 km ; la construction de deux passerelles sur les avenues de l’aéroport et de l’OUA.
L’objectif global du projet, a déclaré le ministre de l’équipement et des transports, Ahmed Diané Séméga, à l’ouverture des travaux, porte sur l’amélioration de la circulation routière dans le District de Bamako, tandis que les objectifs spécifiques sont l’amélioration de la sécurité des usagers ; la fluidité du trafic à l’intérieur de la ville de Bamako.
Il s’agira aussi de contribuer, grâce à une mobilité des facteurs de production à moindres coûts, au développement économique et social du pays.
Le projet a de fortes chances d’être financé par les PTF, car, déjà à l’ouverture des travaux, le chef de file des bailleurs de fonds, la BOAD, exhortait ses pairs à le financer vu tout ce que sa réalisation recèle comme avantages pour la capitale.


