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Une véritable pétaudière !

Marché de Faladié-Sema

mercredi 15 octobre 2008 par Dieudonné Diama

Depuis sa création il ya plus de six ans, seule une partie du marché est occupée par les commerçants et les vendeuses de condiments. Et cela pour cause…

A sa construction, les ménagères du quartier de Faladié sema en avaient vu la fin de leur calvaire du à la distance qu’elles devraient parcourir pour aller acheter les condiments.

Ces femmes étaient obligées soit d’aller jusqu’au marché de Niamakoro, soit au marché de Banankabougou, deux marchés situés relativement éloignés du quartier de Faladié Sema. Mais après la construction du marché, les choses n’ont en réalité pas changé. Cela est du sans doute à la cherté des condiments qui pèse beaucoup sur le panier de la ménagère. Autre facteur, selon des sources, seules quelques vendeuses ont quitté le marché de Niamakoro pour venir s’installer au marché de Faladié Sema. Cela à cause du cout élevé des stands.

Du coup, seules certaines ménagères de familles aisées se rendent à ce marché pour l’achat des condiments. « Je préfère aller jusqu’au marché de Niamakoro chèbougouni pour faire mes achats plutôt que de les faire au marché de Faladié car les condiments sont trop chers. Une légume qu’on peut avoir à 25 FCFA au marché de Niamakoro ou à celui de Banankabougou est vendue au marché de Faladié-sema soit au double ou plus. Donc je préfère parcourir une longue distance que d’acheter des condiments au double de leur prix normal vu nos moyens limités »témoigne une ménagère de Faladié-IJA.

Et une autre d’ajouter « puisque le quartier de Faladié-Sema est un quartier habité par de grandes personnalités et autres personnes très aisées financièrement, les vendeuses de condiments profitent de cette situation pour augmenter les prix des condiments. Mais ce qu’elles oublient c’est que tout le monde n’a pas les mêmes moyens. Toutes choses qui fait que seule une partie du marché est occupée et l’autre partie est restée sans occupants depuis sa construction même si toutes les places ont des propriétaires. Car la plupart des femmes préfèrent aller faire leurs achats au marché de Niamakoro et à Banankabougou. ».

A cette situation s’est ajouté un autre phénomène : étant donné que seule une partie du marché est occupée, les propriétaires de kiosques sont entrain de les donner à usage d’habitation. Ainsi, ces kiosques sont depuis quelques années occupés par des jeunes ruraux qui ensemble, les louent pour en faire des dortoirs. Du coup, cette situation a donné naissance à de nouvelles pratiques à savoir la prostitution et la vente de drogue. Ces pratiques, selon nos sources se font généralement les soirs alors que le marché est bien gardé par des gardiens qui sont payés pour accomplir cette tâche. Aussi, il ya une commission de gestion du marché dirigée par un président.

Maintenant au marché de Faladié, à certaines heures de la nuit il est facile de voire des personnes roder autour du marché. Pour les plus vigilants, il est aisé de remarquer que ces gens qui font des va et viens ne le font pas fortuitement. D’ailleurs, il ya quelques semaines la police y a opéré une descente musclée suite à des plaintes des occupants des lieux.

Hélas !, dit on, chasser le naturel, il reviendra au galop.


 

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