Vers le renforcement des capacités et une extension
vendredi 4 juillet 2008 par Dramane Aliou KONE
Cette situation compromet la réalisation des objectifs de nos politiques de développement, en particulier de sécurité et de souveraineté alimentaires et de production d’énergie. C’est pour atténuer les déficits pluviométriques et leurs conséquences sur les productions agricole et hydroélectrique que le gouvernement a mis en place en 2005 un programme de pluies provoquées dénommées « Sanji » sur une période de 5 ans.
Le programme a démarré au cours de la campagne 2006-2007 avec 68 interventions d’ensemencement de nuages. Compte tenu des résultats satisfaisants obtenus, les opérations de pluies provoquées ont été reconduites en 2007-2008 avec une extension à d’autres zones du pays. Cette 2e campagne a été réalisée pour un coût de 2 milliards 422 millions de F CFA environ. Du 8 juin au 31 octobre 2007, 127 opérations ont été effectuées. La répartition par région a été de 55 pour Koulikoro, 26 pour Kayes, 19 pour Ségou, 13 pour Mopti, 12 pour Sikasso et 2 pour Tombouctou.
L’évaluation de l’impact des opérations a fait apparaître que dans les zones d’intervention, au moins 25 à 70 % des quantités de pluies tombées sont dues aux opérations d’ensemencement.
Si l’on compare les hauteurs de pluies de la période des interventions avec la moyenne de la même période des 30 dernières années, l’on constate sur l’ensemble des zones d’intervention une augmentation moyenne de 15 % de la pluviométrie par rapport à cette normale.
Cette augmentation atteint par endroits 45 %. Les opérations ont permis d’améliorer les conditions hydriques pour le développement et la fin des cycles des cultures et des pâturages dans les localités bénéficiaires, malgré le retard de démarrage et l’arrêt précoce des pluies. En outre, les niveaux d’eau des cours d’eau situés dans la zone d’intervention et des barrages de retenue ont augmenté. Tel est le cas notamment de Manatali. Pour les perspectives, le programme se poursuivra en 2008-2009 avec un renforcement des capacités et une extension à tout le pays.
Le coût prévisionnel est de 2 milliards 374 millions de F CFA.


