Vers une convention collective
samedi 27 septembre 2008 par Alou Daou
En effet, la presse malienne est dépourvue d’une convention collective. L’absence de ce texte juridique l’expose à d’énormes problèmes. Ces problèmes ont pour noms, précarité des journalistes, difficultés que vivent les patrons de presse…
C’est pourquoi, conscient de ces problèmes et conformément le président de l’Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest Ibrahim Famakan Coulibaly, a invité les organes de presse pour se pencher sur la question. Il s’agit de finaliser le projet de convention collective de la presse malienne à l’image de la convention cadre de l’UJAO. Dans son allocution, le président de l’Union des journalistes de l’Afrique ouest (UJAO) Ibrahim Famakan Coulibaly a signalé qu’il est nécessaire d’assainir l’environnement de la presse malienne. En effet, selon lui l’absence de ce texte juridique donne libre cours aux prédateurs de la liberté de la presse d’user de tous les moyens d’oppression, de pression et de persécution dont –ils disposent afin de traquer le journaliste dans l’exercice de son métier. En plus, dira-t-il, l’absence de textes entraîne le journaliste sur le terrain dangereux de non respect de l’éthique et de la déontologie. Et se sont ces fautes qui ont toujours profité aux adversaires de la liberté de la presse, a signalé le président de l’UJAO, leur cible étant les promoteurs de radios libres et des patrons de la presse écrite.
Par ailleurs, il a aussi évoqué les problèmes quotidiens auxquels est confrontée notre jeune presse. Il s’agit entre autres des problèmes d’imprimerie, de messagerie, de location ou encore d’électricité.
Selon le président, les rédactions sont envahies par des jeunes diplômés de toutes les catégories confondues. Les raisons sont : « l’Etat n’a pas de politique d’emplois adéquat » a expliqué le président de l’UJAO. Et d’ajouter que ces jeunes arrivent sur le marché de l’emploi confronté au problème de formation. De nos jours, les entreprises presse ont proliféré. Compte tenu de cet état de fait, le président n’a pas manqué de demandé le soutient de l’Etat afin que ces entreprises puisent jouer correctement leur rôle.
Il a aussi donné l’assurance que les recommandations de cet atelier seront soumises aux plus hautes autorités du pays. Cela dans l’optique de permettre le renforcement des capacités des entreprises de presse par le moyen le plus rapide. Il s’agit de l’indexation de l’aide à la presse sur le budget national.
Alou Daou
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