Vers une harmonisation des Comptes Nationaux de la Santé
mercredi 28 mai 2008 par Zakaryaou FOMBA
Le financement de la santé est une question cruciale, un casse tête pour tout responsable en charge d’une quelconque politique sanitaire. Aussi, force est de constater que dans bon nombre de nos pays, le volume des moyens financiers mobilisés pour la santé n’est pas connu avec une grande précision. Conséquence, les décisions prises pour leur allocation ou leur utilisation sont rarement fondées. L’un des instruments pertinents pour aider les décideurs d’opérer un meilleur choix possible, d’apprécier l’utilisation des ressources, de suivre et d’évaluer la performance ou l’efficacité des systèmes de santé, demeurent les comptes nationaux de la santé. C’est pourquoi le PRSAO, l’OOAS et l’OMS Equipe Inter-Pays ont établi un partenariat en vue du développement d’un cadre harmonisé d’élaboration de Comptes Nationaux de la Santé dans les Etats membres de la CEDEAO et la Mauritanie. Les comptes nationaux de la santé constituent un cadre conceptuel de travail, permettant de mesurer les dépenses nationales de santé. A ce titre, ils intègrent les dépenses effectuées par le secteur public, le secteur privé, les ménages et les partenaires techniques et financiers.
Ce cadre sous régional (Afrique de l’Ouest) est un moyen permettant à la fois aux équipes techniques nationales, aux décideurs des politique nationale de santé et enfin aux décideurs de politiques dans les pays membres de la CEDEAO et la Mauritanie, d’améliorer la qualité des Comptes Nationaux Santé pour une saine exécution de toute politique sanitaire dans quelque circonstance ou espace donné. Le secrétaire général du Ministère de la santé, Lasseni Konaté, a souhaité que cet atelier soit un espace d’échanges sur les expériences respectives des pays de la CEDEAO, afin de parvenir au développement d’un cadre harmonisé dans le processus de l’élaboration des Comptes Nationaux de la Santé. Il a aussi espéré que cet atelier soit un espace d’écoute mutuelle, permettant aux cadres nationaux et experts participants d’analyser et de promouvoir des alternatives de solutions au défi de la promotion des soins de santé qualifiés.
Enfin, et au nom du renouveau de l’action publique, il a incité les participants à l’action, car, dira t-il, c’est l’action qui crée de la valeur ajouté.


