Il y’a juste quelques mois que nous avions évoqué une éventuelle candidature de Zoumana Sacko en 2012. Les évènements qui ont suivi nous donnent raison et confirment les intentions de « Zéro » pour Koulouba.
D’abord, il été à Ségou, où une soirée a été organisée à son honneur par les responsables du PCR.
Quelques semaines plu tard, en commune I, un comité de soutien fut crée. A toutes ces cérémonies participaient « Zéro » lui-même et compagnie. Pour formaliser le courant d’adhésion à Zou, un mouvement a été mis sur les fonds baptismaux : La Convention Nationale des Associations de soutien à Zoumana Sacko (CNAS ZS). Cette convention, est un mouvement politique dont l’objectif principal est de soutenir la candidature de Zéro en 2012. Elle multiplie des actions dans le sens de la refondation d’une Nation fidèle aux valeurs inscrites dans le pacte de Kouroukanfouga. C’est dans ce cadre qu’elle projette de tenir d’ici janvier une convention à Bamako regroupant toutes les forces patriotiques en vue de jeter les bases d’un Mali réconcilié avec les idéaux du 26 Mars.
Il faut rappeler que Zéro était le fondateur de la Convention Parti du Peuple (CPP) en 1997 dont il fut candidat la même année aux élections présidentielles. Après la crise qui a éclaté suite aux « irrégularités », il a milité au COPPO pendant les premières semaines de la création de cette coalition de l’opposition avant de s’éclipser pendant très longtemps. Plu tard, il a réapparu après son élection à l’ACBF.
Naïvement, certains observateurs de la scène politique nationale ont cru que Zéro avait démordu de toute ambition politique. Ceux-ci se sont lourdement trompés, si l’on s’en tient au dynamisme des mouvements émergeant et du courant de sympathie qui le propulsent au devant de la scène. Quoi qu’il en soit, il est aujourd’hui difficile de juger objectivement de l’audience de Sacko au sein de l’opinion nationale et internationale au point de jurer.
L’homme a été très éloigné des Maliens qui pour la plupart ignorent tout de la chose politique.
Il est donc impératif qu’il se rapproche plutôt de ceux-ci avant les échéances électorales de 2012.
A défaut, il risque d’être surpris, et désagréablement.



